| Carnet de Zénon
De paradoxes en apophtegmes |
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| Publi le mercredi 23 novembre 2005" Il y a des songes fatals, des rêves splendides. D'autres, hermétiques, appellent les découvreurs d'énigmes. Originaux sont les songes qui nous donnent accès à une créativité qui nous dépossède d'elle-même, car elle nous vient sur le mode du don. Avant de les collectionner, les déchiffrer, les interpréter ou les diriger, avant de les enregistrer, les scannériser ou les psychanalyser, accueillons nos rêves tout simplement tels qu'ils sont. Non pas comme une voie donnant accès à un inconscient comme hypothèse, mais comme un monde en soi dont l'essence n'est pas poétique mais << poïétique >>. C'est-à-dire que le rêve répond à lui seul à la question : pourquoi faire? Il est une modalité du faire. Il fait mémoire et surtout oubli. Il fait lumière ou obscurité. Il fait des sensations et des formes, diverses formes qu'il simule et assemble de façon spécifique. Et pour celui qui se réveille avec un rêve, ce dernier fait naître en lui le désir de le raconter, de trouver un auditeur matinal qui écoute les merveilles ou les terreurs qu'il a vécues. " L'homme descend du songe, Pierre Lembeye, Buchet-Chastel, Paris 2005, 166p. ISBN 2-283-02046-8 Extrait : p.23-24
Par zénon • 2005-11-23 17:20:30 Permalien | Ajouter un commentaire • Beaux textes, Réflexions |
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